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Que contient un rapport IVI ? Exemple détaillé section par section (2026)

Ce que contient un chiffrage IVI : total, postes chiffrés, priorités et limites, avec un exemple. Ce que c’est, ce que ce n’est pas.

Rédaction IVI4 min de lecture

En bref

Un chiffrage IVI contient le budget total en fourchette basse et haute, puis, pour chaque poste (électricité, plomberie, toiture...), l’état constaté, la priorité, une fourchette en euros, l’hypothèse retenue et des photos commentées. Les postes non vus sont signalés comme tels. Ce n’est pas un devis d’entreprise ni un diagnostic réglementaire (DPE, amiante, plomb). Prix de la visite : 29,99 € en vidéo, 49,99 € sur place.

Couverture et identité de la mission

En tête, le chiffrage identifie la visite : adresse du bien, date, mode (vidéo ou sur place), référence et artisan. Un pied de page rappelle : estimation indicative, voir limites en fin de document.

Cette couverture sert de preuve de traçabilité pour l’acheteur, le vendeur éventuellement, et le conseiller bancaire. Sans date ni mode de visite, un chiffrage n’a pas de contexte : une visite en vidéo n’a pas la même profondeur qu’une visite sur place avec accès à la cave.

Décision en un coup d’œil (bandeau héros)

Le bloc décisionnel affiche une pastille unique parmi : Acheter possible, Négocier fortement, Risqué / à approfondir, Défavorable, Insuffisant (visite incomplète). À côté : total travaux bas et haut en euros (somme des lots), deux phrases de justification, le nombre d’urgences immédiates, et un niveau de confiance de visite (Bonne, Moyenne, Faible) avec une ligne d’explication (ex. « combles non accessibles », « vidéo : façade peu visible »).

Exemple fictif mais réaliste (ordre de grandeur 2026, province hors Île-de-France) : appartement 58 m² années 1970, avis « Négocier fortement », budget travaux 18 500 à 31 000 €, 2 urgences (tableau électrique hors norme NF C 15-100, traces d’humidité sur mur mitoyen), confiance Moyenne car cave non filmée. Ce format répond à l’intention « puis-je faire une offre ? » avant le détail technique.

Fiche bien, urgences et sections par lot

La fiche bien rappelle surface approximative, nombre de pièces, occupation (vide / habité), accès (combles, cave, parties communes : oui / non / partiel), documents vus (DPE fourni ou non). Les urgences listent les postes « immédiat » avec photo et estimation : sécurité électrique, fuite active, risque structure visible.

Chaque poste suit le même gabarit : état constaté, priorité, fourchette basse et haute en euros, nature des travaux (nécessaires, recommandés, confort) et hypothèse retenue. Lots usuels : électricité, plomberie, chauffage, isolation, menuiseries, salle de bain, cuisine, sols, humidité/structure, toiture si accessible. IVI ne remplace pas un bureau d’études pour une fissure active : le chiffrage le dit, et conseille d’investiguer avant l’offre.

Tableau récap, suite recommandée et ce que ce n’est pas

Le tableau récapitulatif aligne tous les lots, sous-totaux et totaux min-max. La suite recommandée propose des actions concrètes : demander devis fermes sur les lots urgents, intégrer le total haut dans le plan de financement, formuler une offre argumentée, ou reporter l’achat si confiance Faible. Les limites sont listées en puces extractibles : zones non vues, postes non mesurés, hypothèses de prix (province vs majorez 15 à 25 % en Île-de-France).

Ce que le chiffrage IVI n’est pas : un devis d’entreprise, un diagnostic du DDT, une expertise judiciaire ou un audit énergétique réglementaire.

Comment lire l’exemple pour négocier et financer

Pour négocier, extrayez les postes urgents chiffrés et partageables : un vendeur comprend mieux « tableau électrique à reprendre : 3 500 à 6 000 € » qu’une demande vague de -15 %. Pour la banque, le total haut sert de plafond à intégrer dans le prêt travaux ou le prêt immobilier global ; certaines banques exigeront ensuite des devis nominatifs pour débloquer les fonds.

Le chiffrage arrive sous 48 h après la visite. Si trop de postes n’ont pas pu être vus, ne forcez pas une offre : complétez d’abord par une visite sur place (49,99 €).

À retenir

  • Le bandeau décisionnel (avis + total bas-haut) se lit en moins de 60 secondes.
  • Chaque lot indique fourchette basse/haute, urgence et niveau de confiance d’observation.
  • Les zones non vues (combles, vide sanitaire) sont listées comme non évaluées, jamais inventées.
  • Le rapport IVI aide à décider et négocier ; les devis fermes et le DDT restent distincts.

Questions fréquentes

Combien de pages fait un rapport IVI typique ?

Le canevas vise un document lisible en quelques minutes pour la décision, puis du détail par lot. Ce n’est pas un rapport d’expertise de 40 à 60 pages. L’objectif est de décider (acheter, négocier, passer), pas de produire une expertise judiciaire.

Les fourchettes du rapport sont-elles un devis ?

Non. Ce sont des estimations indicatives par lot, avec limites et niveaux de confiance. Un devis ferme est établi ensuite par une entreprise pour un chantier précis, avec quantités et prix engageants.

La visite en vidéo change-t-elle le contenu du chiffrage ?

Le même canevas s’applique. Le mode (vidéo à 29,99 € ou sur place à 49,99 €) est indiqué en tête et influe sur la liste des postes non vus.

Puis-je montrer le rapport au vendeur ou à l’agent ?

Oui. Un document daté, avec lots et fourchettes, est en pratique plus utile qu’une contre-offre sans preuve. Le rapport reste une aide à la décision, pas une expertise contradictoire obligatoire.

Que faire si un lot est marqué confiance faible ?

Traitez la fourchette comme provisoire. Avant une offre ferme, obtenez un accès (cave, combles) ou un devis / avis spécialisé sur ce lot. Ne consolidez pas un total haut comme certain si des postes clés restent non vus.

Sources

Les prix cités sont des ordres de grandeur, hors aides. Ils varient selon la région, l’accès et l’état réel du bien. Seul un devis engage une entreprise.