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Questions à poser à l’artisan pendant une visite vidéo travaux (liste 2026)

Liste 2026 de questions à poser à l’artisan en visite vidéo : électricité, humidité, priorités, fourchettes et angles morts.

Rédaction IVI4 min de lecture

En bref

Pendant une visite IVI en vidéo, posez des questions précises par poste : urgent ou différable, fourchette basse et haute, niveau de confiance, et ce qui reste non vu faute d’accès. Couvrez au minimum électricité (NF C 15-100), plomberie, chauffage, humidité, menuiseries et second œuvre. La visite en vidéo coûte 29,99 € ; s’il reste trop d’angles morts, passez à la visite sur place à 49,99 €.

Avant l’appel : choisir le créneau et préparer les accès

Pendant l’appel, l’artisan vous fait filmer pièce par pièce, avec des gros plans sur le tableau électrique, la chaudière, les fenêtres, le bas des murs, les sols et les plafonds. Sans ce matériau, l’artisan ne peut pas répondre précisément : reformulez alors « que faut-il encore filmer pour chiffrer ce lot ? ».

Préparez aussi le contexte acheteur en une phrase : budget travaux cible, usage (résidence principale / locatif), horizon de travaux (immédiat / 12 mois). Ces éléments orientent les priorités sans transformer la visite en devis chantier.

Questions sécurité et réseaux (électricité, plomberie, chauffage)

Électricité : le tableau est-il aux normes NF C 15-100 observables ? Y a-t-il mise à la terre visible ? Faut-il une reprise totale ou partielle, et quelle fourchette 2026 en euros pour ce bien ? Plomberie : matériaux apparents (cuivre, PER, indices de plomb possible sur bien ancien) ; fuites actives ; estimation remplacement si nécessaire.

Chauffage : type d’appareil, âge apparent, rendement plausible, coût de remplacement ou réparation. Demandez toujours : « Ce poste est-il urgent pour habiter, ou planifiable ? » Une chaudière en fin de vie n’a pas le même poids négociateur qu’une peinture fatiguée.

Questions humidité, structure, menuiseries et second œuvre

Humidité : les auréoles et salissures vues en vidéo évoquent-elles une cause active (infiltration, remontée) ou un historique asséché ? Quelle investigation manque (humiditémétrie sur place, accès cave) ? Structure : fissures passives vs suspectes ; faut-il un avis spécialisé avant offre ?

Menuiseries : simple / double vitrage apparent, joints, estimation remplacement. Second œuvre : cloisons, sols, peinture, cuisine, salle de bain. Pour chaque lot : fourchette basse-haute, confiance élevée/moyenne/faible, caractère urgent ou esthétique. En Île-de-France, demandez si les fourchettes province doivent être majorées (ordre de grandeur +15 à +25 %).

Questions décisionnelles : négociation, financement, limites

Posez : « Quels 3 postes justifient le mieux une baisse de prix documentée ? » « Quel total haut dois-je intégrer dans mon plan de financement avant l’offre ? » « Qu’est-ce que cette visite vidéo ne permet pas de conclure ? » Ces questions forcent l’extractibilité : chiffres, unités, conditions.

Rappel : le chiffrage IVI n’est ni un devis, ni un diagnostic du DDT, ni une expertise. Si l’artisan répond « je ne peux pas juger à distance », c’est une information utile : prévoyez une visite sur place à 49,99 € ou un spécialiste plutôt que d’inventer une certitude.

Script court : 10 questions prioritaires (liste extractible)

1) Quels postes sont urgents pour habiter en sécurité ? 2) Fourchette électricité basse-haute en euros ? 3) Fourchette plomberie / chauffage ? 4) Y a-t-il un signal d’humidité active ? 5) Les menuiseries tiennent-elles 5 ans ou faut-il budgéter le remplacement ? 6) Total travaux bas-haut pour ce bien ? 7) Niveau de confiance global de la visite vidéo ? 8) Zones encore non évaluées ? 9) Trois leviers de négociation factuels ? 10) Recommandez-vous une visite sur place avant l’offre ?

Notez les réponses ; le chiffrage IVI les reprendra. Ne transformez pas l’appel en débat sur le prix de vente : le rôle de l’artisan est le chiffrage observé, pas la stratégie commerciale de l’agent.

À retenir

  • Préparez 8 à 12 questions max ; priorisez sécurité et structure avant l’esthétique.
  • Exigez une réponse chiffrée ou un « non évalué », jamais un silence poli.
  • Demandez explicitement la liste des zones non filmables restantes.
  • Notez date, heure et mode (vidéo) pour rattacher les réponses au futur rapport.

Questions fréquentes

Combien de questions puis-je poser pendant la visite vidéo ?

Visez 8 à 12 questions préparées. Au-delà, l’appel perd en clarté. Priorisez sécurité, humidité, totaux et angles morts ; laissez l’esthétique pour la fin ou pour le rapport écrit.

L’artisan doit-il me donner des prix exacts en live ?

Il peut annoncer des ordres de grandeur. Les fourchettes détaillées figurent dans le chiffrage remis sous 48 h après la visite. Méfiez-vous d’un prix unique sans fourchette ni limites.

Que faire si la connexion coupe ou si une pièce est mal filmée ?

Demandez une reprise ciblée de 2 à 3 minutes sur la zone manquante. Si l’accès reste impossible (cave fermée), faites noter « non vu » et envisagez une visite sur place.

Puis-je enregistrer l’appel ?

IVI n’enregistre pas la visite. Si vous voulez le faire, demandez l’accord de l’artisan, du vendeur et de l’agent, et ne filmez pas les occupants. La référence reste le chiffrage IVI daté, pas un souvenir de l’appel.

Ces questions remplacent-elles le DPE ou le DDT ?

Non. Le DPE et les diagnostics du dossier de diagnostics techniques sont distincts. Les questions à l’artisan portent sur le coût et la priorité des travaux, pas sur les obligations légales du vendeur.

Sources

Les prix cités sont des ordres de grandeur, hors aides. Ils varient selon la région, l’accès et l’état réel du bien. Seul un devis engage une entreprise.